Questions / Réponses

Pourquoi la mission ?

Typologie des sources : les Evangiles et l'enseignement de l'Eglise

Saint Pierre :

Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l'espérance qui est en vous” (1Pierre 3, 15).

Saint Paul VI :

« Evangéliser est la grâce et la vocation propre de l’Eglise, son identité la plus profonde. Elle existe pour évangéliser, c’est-à-dire prêcher et enseigner, être le canal du don de la grâce, réconcilier les pêcheurs avec Dieu, perpétuer le sacrifice du Christ dans la sainte messe qui est le mémorial de sa mort et de sa résurrection glorieuse. » (Exhortation apostolique « Evangelii Nuntiandi », 1975, n°14)

"Dialogue de salut"..."notre mission est annonce de vérités indiscutables et d'un salut nécessaire, elle ne se présentera pas armée de coercition extérieure, mais par les seules voies légitimes de l'éducation humaine, de la persuasion intérieure, de la conversation ordinaire.." (encyclique « Ecclesiam Suam », n°73-79, 1964 pendant le concile Vatican II) La finalité du dialogue est l'annonce du Salut, dans la liberté de l'interlocuteur.

Saint Jean Paul II :

Sur les relations avec les personnes musulmanes : “...il est nécessaire de préparer convenablement les chrétiens qui vivent au contact quotidien des musulmans à connaître l'islam de manière objective et à savoir s'y confronter.” (Ecclesia in Europa, n.57, 2003)

"Mais le dialogue ne peut être fondé sur l'indifférentisme religieux, et nous avons le devoir, nous chrétiens, de le développer en offrant le témoignage plénier de l'espérance qui est en nous (cf. 1 P 3,15). Nous ne devons pas craindre que puisse être lésée l'identité de l'autre par ce qui est en fait l'annonce joyeuse d'un don offert à tous et qui doit être proposé à tous dans le plus grand respect de la liberté de chacun: le don de la révélation du Dieu-Amour qui « a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique » (Jn 3,16). Tout cela, comme la Déclaration Dominus Iesus l'a aussi souligné récemment, ne peut faire l'objet d'une sorte de négociation dialogique, comme s'il s'agissait pour nous d'une simple opinion, alors que c'est pour nous une grâce qui nous remplit de joie, c'est une nouvelle que nous avons le devoir d'annoncer." (Novo Millennio ineunte, n°56, 2000)

« L'Église ne peut donc se soustraire à l'activité missionnaire envers les peuples, et il n'en demeure pas moins que la tâche prioritaire de la missio ad gentes est d'annoncer que c'est dans le Christ, « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6), que les hommes trouvent le salut. Le dialogue interreligieux « ne peut pas simplement remplacer l'annonce, mais reste orienté vers l'annonce ». (Novo Millennio ineunte, n°56, 2000)

Benoît XVI :

« La bonne volonté ne suffit pas, je crois qu’il est bon de commencer par l’écoute puis de passer à la discussion théologique pour arriver enfin au témoignage et à l’annonce de la foi elle-même." (Discours aux évêques de France, Lourdes, 14 septembre 2008)

"La société globalisée pluriculturelle et pluri-religieuse dans laquelle nous vivons est une opportunité que nous donne le Seigneur de proclamer la vérité et d’y exercer l’amour afin d’atteindre tout être humain sans distinction même au-delà des limites de l’Eglise visible. » (Discours aux évêques de France, Lourdes, 14 septembre 2008)

François

A Abu Dabi le pape François a signé un texte où il parlait du « pluralisme des religions comme d’une sage volonté divine au même titre que les diversités de sexe ou de langue ». Mgr Schneider lui a confié son inquiétude sur cette ambiguïté et le pape a précisé que c’était « une volonté permissive et non pas formelle de Dieu ».  Il s'agit donc de la doctrine classique : la diversité des religions est permise par Dieu, mais pas voulue par lui.

A ce sujet on pourra se reporter à la note de la congrégation pour la doctrine de la foi : "Toutefois, l’annonce missionnaire de l’Église est aujourd’hui « mise en péril par des théories relativistes, qui entendent justifier le pluralisme religieux, non seulement de facto mais aussi de iure (ou en tant que principe)»[30]. Depuis longtemps, on en est venu à créer une situation dans laquelle, pour beaucoup de fidèles,la raison d’être même de l’évangélisation n’apparaît plus évidente[31]. On affirme même que la prétention d’avoir reçu en don la plénitude de la Révélation de Dieu cache une attitude d’intolérance et un danger pour la paix." (Congrégation pour la doctrine de la foi, note doctrinale sur certains aspects de l'évangélisation, 2007, n°10)

Nostra Aetate :
"[L'Eglise] est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (St Jean 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses",
 
Dialogue et Annonce :
"L’annonce tend à conduire les humains à une connaissance explicite de ce que Dieu a fait pour tous, hommes et femmes, en Jésus Christ et à les inviter à devenir disciples de Jésus, en devenant membres de l’Église"
 
Note doctrinale sur certains aspects de l'évangélisation :
"Toute personne a le droit d'entendre la “Bonne Nouvelle” de Dieu, qui se fait connaître et qui se donne dans le Christ, afin de réaliser pleinement sa vocation ». Il s’agit d’un droit conféré par le Seigneur lui-même à toute personne, pour que tous, hommes ou femmes puissent affirmer avec saint Paul : Jésus Christ « m’a aimé et s’est livré pour moi » (Ga 2, 20). À ce droit correspond un devoir, celui d’évangéliser : « En effet, annoncer l’Évangile, ce n’est pas mon motif d’orgueil, c’est une nécessité qui s’impose à moi : malheur à moi si je ne n’annonçais pas l’Évangile! (1 Co 9,16 ; cf. Rm 10, 14).

L’annonce de l’Evangile aux musulmans s’enracine :

 1er : dans le mandat missionnaire du Christ (St Marc 16, 15, St Matthieu 28, 19)

" Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création." (Marc, 16,15)

" Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. " (Marc, 16,16)

" Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit " (Matthieu 28, 19)

 2e : dans les paroles de Saint Paul, apôtre des nations (1ère épitre aux Corinthiens 9, 16) qui font échos aux paroles du Christ

" Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile ! " (1Co 9, 16)

Réponses aux musulmans

Nous répondons ici aux objections classiques des musulmans pour rejeter la foi chrétienne.

L'islam refuse la filiation divine de Jésus. Il donne au mot fils un sens matériel, associe automatiquement filiation à relation charnelle, ce qui lui parait impossible pour Dieu.

Partons de trois points de vue pour comprendre et accepter cette notion de « Fils de Dieu » : 1/Les Ecritures chrétiennes (l'Evangile), 2/La logique concernant Dieu, 3/Le Coran

1 – Argument biblique : l'Evangile appelle Jésus «  Fils de Dieu  ». C'est un sens spirituel.

L'Evangile le dit clairement :

a - L'ange Gabriel le dit à Marie dès avant sa naissance :«  Jésus...sera appelé Fils du Très Haut... » (St Luc 1, 31)

b - Jésus lui-même l'indique. A St Pierre qui affirme : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant  », Jésus confirme : «  Heureux es- tu Simon car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux  » (St Matthieu 16, 16-17)

c - Fils signifie qui procède de Dieu, avec la notion d'union entre Père et Fils, d'égalité : «  Le Père est en Moi et Moi dans le Père » dit Jésus (St Jean 14, 11). C'est un sens spirituel.

d - C'est par le Fils qu'on connaît le Père «  Qui m'a vu, a vu le Père  » (St Jean 14, 9), c'est pourquoi le Fils est encore appelé «  Parole de Dieu  » (He 1, 3) ou «  Verbe de Dieu  » (St Jean 1, 1).

2 – Argument théologique, logique : pas de limitation à la puissance de Dieu

Rien n'est impossible à Dieu qui est tout puissant. Dieu ne peut être réduit à la taille de notre intelligence ou de notre compréhension. On ne peut dire croire à la toute-puissance de Dieu mais qu'Il lui serait impossible d'avoir un Fils. Comment limiter la puissance de Dieu qui, s'il le veut, peut avoir un Fils et ainsi être Père ?

3 – Argument coranique : le Coran admet des expressions spirituelles au sujet d'Allah

a - le Coran admet qu'Allah puisse être présent dans une création inanimée : une montagne ou un arbre pourquoi pas dans un homme ? Quand Dieu/Allah apparaît à Moïse (Sourate 28 Al-Qasas - l'histoire, 29-30)

b - des images anthropomorphiques existent dans le Coran pour parler d'Allah, montrant que le Coran lui-même admet qu’une expression puisse être employée au sens spirituel et non littéral au sujet d’Allah.
- Dans la Sourate 20 "Ta-ha" verset 5 ou 7, 54 : " Le Tout Miséricordieux S'est établi ("Istawa") sur le Trône "
Est-ce que Dieu s'assied ? Et quel est ce siège sur lequel il s'assied ? Quelle serait sa dimension, comme Dieu est infini, est-ce que le siège est aussi infini ? Ce texte ne doit donc pas être pris dans un sens littéral.
- Dans la Sourate 57 Al-Hadid "Le fer", verset 29 : " la grâce est dans la main d'Allah ; Il la donne à qui Il veut, et Allah est le Détenteur de la grâce immense."
Dieu a-t-Il une main ? Est-ce qu'Il est fait d'os et de chair comme nous ? A qui ressemble t-Il ? De quelle taille est-Il ?
Sans aucun doute le sens est lié au pouvoir et à la puissance de Dieu, en tant que dispensateur de Grâce. En tant que Dieu, Il est un esprit et n'a aucune main ou doigts. Donc la signification est métaphorique et pas littérale.
- Dans la Sourate 2 Al-Baqarah "la vache", verset 115 : "partout où vous vous tournez, il y a le Visage d'Allah" Quel est le Visage d'Allah ? A quoi ressemble-t-Il ? A-t-Il une bouche, un nez et des oreilles comme les nôtres ? Il s'agit donc d'une expression imagée pour dire que Dieu est partout.
De la même manière l’expression "Fils de Dieu" ne signifie pas fruit d'une reproduction sexuelle : le sens est spirituel. Si l’on accepte les expressions spirituelles du Coran au sujet d’Allah, pourquoi rejeter a priori ce type d’expression dans l’Evangile ?

L'islam refuse la divinité de Jésus (comme l'hérésie nestorienne du patriarche de Constantinople, déposé par le Concile d'Ephèse en 431, car il croyait que Jésus n'était qu'un homme adopté par Dieu).

Partons de trois points de vue pour comprendre et accepter que Jésus est Dieu  : 1/Les Ecritures juives et chrétiennes (l'Ancien Testament et l'Evangile), 2/La logique concernant Dieu, 3/Le Coran

1-Arguments bibliques : Jésus par ses paroles, ses miracles montre qu'il est Dieu

       a/ ANCIEN TESTAMENT : il accomplit les prophéties annonçant la venue de Dieu Sauveur
La venue du Messie était annoncée par de multiples prophéties, évoquant sa venue sous la figure du « serviteur souffrant » (Isaïe 49, 1-7, 50, 6-7) devant apporter le Salut au monde entier (Isaïe 2, 3-4 ; 11, 10). Rien de ce qui est attribué à Dieu dans l'Ancien Testament (les Ecritures juives) n'est refusé à Jésus dans le Nouveau Testament (les Ecritures chrétiennes).

       b/ NOUVEAU TESTAMENT : "Je Suis", le pardon des péchés, le jugement dernier, les miracles sont des signes de sa divinité
Pour nier la divinité de Jésus, l’islam affirme que nulle part dans l'Evangile Jésus ne dirait qu'Il est Dieu. Au contraire, Jésus l'a dit clairement, en annonçant qu'Il jugera les vivants et les morts (St Matthieu 25, 31-46), en s'attribuant le nom divin révélé à Moïse : «  JE SUIS  » (Ex 3, 14 ; St Jean 8, 24), en accomplissant des miracles et pardonnant les péchés - ce que Dieu seul peut faire - raison pour laquelle, les juifs ont demandé sa mort en l'accusant de blasphème (St Matthieu 26, 65). L'accusation des musulmans aujourd'hui est-elle différente de celle des juifs d'alors ?
Jésus a dit «  ...si vous ne croyez pas que JE SUIS, vous mourrez dans votre péché  » (St Jean 8, 24) Le salut se joue donc, d'après Jésus-Christ, sur la reconnaissance ou non de sa nature divine. S'Il n'était qu'un homme, il ne pourrait pas nous sauver, Dieu seul le pouvant. C'est pourquoi les chrétiens ne mettent pas leur confiance en un homme, comme le font les musulmans avec Mahomet, mais en Dieu fait homme. Qu'y a-t-il d'impossible à Dieu d'aimer sa création au point de descendre du Ciel pour l'épouser et la sauver, comme l'humanité l'a toujours désiré et comme Dieu l'a annoncé ? (Isaïe 30, 20 ; 54, 5-7 ; Osée 2, 21-22 ; Ps 18, 6)

2-Arguments logiques ou théo-logiques : l'absolue sainteté de Jésus témoigne qu'il est Dieu

Les «  preuves  » islamiques contre la divinité de Jésus seraient :

a/ que Jésus priait Dieu et donc ne pouvait l'être et se prier lui-même. On peut répondre que Dieu le Fils (2ème personne de la Trinité) est dans une perpétuelle relation d'Amour avec Dieu son Père (1ère personne de la Trinité). Que par ailleurs Dieu, par l'Incarnation en Jésus Christ est venu précisément montrer aux hommes comment s'adresser à Lui, le Père pour conduire l'humanité à sa perfection.

b/ que Jésus accomplissait des actes indignes de Dieu : il mangeait, buvait et dormait et ne pouvait être Dieu. Il faut répondre que seul le péché est indigne de Dieu, or quel péché peut-on imputer à Jésus ? La condition humaine voulue par Dieu est bonne et Dieu n'en a pas honte. Si le musulman en a honte, comment pourrait-il être heureux ? S'il juge la création méprisable, n'est-il pas en train de blasphémer Dieu ?

c/ que l'Incarnation de Dieu le Fils serait impossible en ce que Dieu ne pourrait Se manifester en dehors de Lui-même. Mais alors qu'est-ce que le Coran (censé être Parole d’Allah) ?

3-Arguments coraniques : Jésus est la Parole de Dieu, créatrice de toute chose, donc il est Dieu

a/ Comment l'islam peut-il confesser que Jésus est le Messie (Coran 4, 171) et ne pas mettre son espérance en Lui ? (car s’il y a une multitude de prophètes il n’y a qu’un Messie)

b/ Le Coran affirme avec justesse que tout a été fait par la Parole de Dieu (Coran 6, 73 ; 16, 40) laquelle il reconnaît être Jésus (Coran 4, 171 ; 6, 73). Mais si tout a été créé par la Parole de Dieu qui est Jésus, alors Jésus n'a été créé par rien...ou S'est «  créé  » Lui-même. Ce qui revient à dire qu'Il est Dieu. Car n'est-ce pas le propre de Dieu de ne dépendre de personne pour exister ? Puisque le Coran reconnaît que Jésus est la Parole de Dieu par Qui tout a été fait (Coran 4, 171 ; 6, 73 ; 16, 40), est-ce qu'un musulman peut adorer Dieu autrement que par Jésus ? Nier que Jésus soit Dieu tout en affirmant qu'Il est la Parole de Dieu (Coran 3, 45 ; 4, 171 ; 19, 34) revient à introduire dans la nature divine une division, n'est-ce pas piquant pour une religion qui se présente comme le héraut de l'unicité divine ?

c/ Si Jésus n'est qu'un prophète comme un autre (Coran 5, 75), pourquoi sa mère est-elle préférée à toutes les femmes dans le Coran (3, 42) ? Jésus bénéficie d'une conception sans père humain (Coran 3, 37-47 ; 19, 15-21). S'il est un prophète comme les autres, pourquoi ce privilège, dont Mahomet n'a pas bénéficié, pourtant censé être le dernier, le sceau des prophètes ? Pourquoi repousser l'Incarnation de Dieu le Père en Dieu le Fils par la Vierge Marie ? Quel plus beau Temple pour Dieu que le corps de la Sainte Vierge ? Qu'est ce qui est impossible à Dieu ?

d/ Le Coran reconnaît que Jésus a fait des miracles (3, 49) et que Mahomet n'en a pas fait (Coran 6, 37 ; 7, 203 ; 13, 7 ; 13, 38) a part couper la lune en deux ! (Coran 54, 1-2). Si la mission de Jésus a été divinement attestée et pas celle de Mahomet, comment faire confiance à ce dernier ?

e/ L'islam a gardé de la Révélation chrétienne la foi dans le Retour de Jésus comme juge des vivants et des morts (St Matthieu 25, 31-46, St Luc 18, 8) : «  Le prophète a dit : Je jure par Allah, Issa Ibn Maryam descendra jugeant [l'humanité] avec justice  » (Bokhari 2222 et 3448, Muslim 155). Si Jésus doit revenir juger les hommes (y compris Mahomet), alors que Dieu seul, à qui rien n'est caché, peut le faire, l'islam ne reconnait-il pas ainsi lui-même la divinité de Jésus ?

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Le mystère du Christ se décline en 4 affirmations :

a/ Jésus est vrai Dieu : les prophéties, Son enseignement, Sa sainteté, Ses miracles le montrent

b/ Jésus est vrai homme : l'Histoire en témoigne. Il est apparu à ses disciples et aux foules, les musulmans n'en doutent pas

c/ La nature divine et la nature humaine ne sont en lui ni confondues et séparées mais distinctes et unies. Tantôt Jésus S'exprime selon Sa nature divine et tantôt selon Sa nature humaine. Si l'on ne sait pas cela, on ne peut comprendre l'Evangile, car on ne pourra comprendre qu'un Dieu puisse avoir faim, dormir ou mourir, ni qu'un homme puisse ressusciter les morts, marcher sur l'eau, pardonner les péchés (St Marc 2, 1-12 ; St Luc 5, 17, 7-49), Se ressusciter (St Jean 10, 17-18)

d/ Ces deux natures appartiennent non à une personne humaine, mais à une Personne divine, la deuxième Personne de la Sainte Trinité, faite chair. En sorte que c'est le même «  Je  » qui peut dire à la fois «  Je suis Dieu  » et «  Je suis homme  ».

Peut-il y avoir plus parfait médiateur entre Dieu et l'humanité ?

« Puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu, alors nous avons le même. Après tout, nos différences ne peuvent être que secondaires à côté de l’essentiel qui est de reconnaître l’existence et l’unicité de Dieu  ». Tel est le discours que l’on retrouve chez certains musulmans ou chrétiens.

Oui, du point de vue de Dieu : Il est le même pour chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes, athées...

Non, du point de vue des hommes (et des doctrines qu'ils portent). Tous n'ont pas la même compréhension de Dieu, certains ne croient d'ailleurs pas à son existence. Seuls les chrétiens reconnaissent Jésus Christ comme Dieu et Sauveur.

Chrétiens et musulmans n’ont pas la même connaissance de Dieu car ils ne se rattachent pas à la même Révélation et n’écoutent pas la même Parole.

Or Dieu juge les hommes selon leur foi, l'adoration qu'ils Lui vouent :

"Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné" (St Marc, 16, 16)

"Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer" (St Jean 4, 24)

"Le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ : il refuse à la fois le Père et le Fils" (1ère lettre de St Jean 2, 22)

"C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains" (St Matthieu, 15, 9)

"chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait" (St Matthieu, 25, 40)

  Dieu de l’islam  Dieu du christianisme
Points communs Dieu existe et est un  Dieu existe et est un

Différences
   
Nature de Dieu Un Etre solitaire Trinité  : un Dieu en trois personnes.
  99 noms : ni Père, ni Amour Dieu est relation en Lui même, entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint  : Dieu est Amour
Jésus est le Chemin, la Vérité, la Vie
Connaissance de Dieu Absolue transcendance  : un Etre radicalement inconnaissable Un mystère qui se révèle, par l'incarnation en Jésus Christ.
On Le connaît par foi et raison.
Commandements Loi d'Allah données via le Coran : la Charia 10 commandements et prophètes accomplis dans l'exemple  du Christ : «  Aimez-vous comme je vous ai aimés  ». Loi d'Amour "Aime Dieu et aime ton prochain comme toi-même".
  La Loi La Grâce
  "Tuez les associateurs" "Aimez vos ennemis"
Relation à Dieu - Relation de soumission
- Un maître qui domine
- Relation d’amitié  : "Je vous appelle mes amis."
- Un Père qui aime (prière du Notre Père)
- Foi et raison
Miséricorde divine Miséricorde  : pour les musulmans.
Pas de pardon pour ceux qu’Allah a «  créés pour l’Enfer  » (7, 179 186), notamment les non musulmans. Le seul péché irrémissible est d'associer à Allah d'autres divinités («  Allah ne permet pas qu'on lui associe [d'autres Dieux]  », 4, 48) - or les chrétiens sont précisément qualifiés d'associateurs (Trinité)
Miséricorde : Dieu pardonne tout du moment que l’on s’en repend sincèrement (Mt 18, 21-22), seul n’est pas pardonné celui qui ne veut pas l’être, se rendant coupable alors d’avoir blasphémé contre l’Esprit Saint (Lc 12,10)
Jésus


Uniquement un prophète. Jésus n'est pas Dieu. Il n'est pas Fils de Dieu.

Vrai Dieu et vrai homme. Jésus est Fils de Dieu

  Le seul prophète à être appelé «  Le Messie  »
mais en même temps
Pas de péché originel, donc pas besoin de sauveur
Le Messie  : c’est-à-dire l’oint de Dieu, au-dessus de tous les prophètes. Celui qui vient accomplir toutes les prophéties et sauver l’humanité
Jésus = "Dieu sauve" (du péché et de la mort)
  Reviendra juger tous les hommes (y compris Mahomet) Or Dieu seul est juge car omniscient.

Ainsi  :
Au chrétien qui dira "nous avons le même Dieu", le musulman indiquera qu'Allah ne permet pas qu'on associe et ne peut avoir de Fils
Au musulman qui dira "nous avons le même Dieu", le chrétien confessera la divinité de Jésus Christ pour dissiper le malentendu.

Chrétien et musulman ont intérêt à éviter d'utiliser la formule ambigüe "nous avons le même Dieu", qui cause plus de confusion qu'elle n'apporte de clarté.

Le chrétien devra donc pouvoir à la fois :
- dire "nous n'avons pas le même Dieu " (sauf à renoncer à confesser la divinité de Jésus Christ)
- témoigner que Jésus est le Sauveur (il est Dieu), qu’Il EST « le Chemin, la Vérité, la Vie » (Jn 14, 6), en donnant, si nécessaire, les raisons de croire.

"sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver" (Actes 4, 12)

On peut partir des points de vue biblique et logique pour réfuter l'accusation islamique faite aux chrétiens d'associer à Dieu d'autres divinités au sein de la Sainte Trinité. C’est même l’occasion de critiquer la solidité de l’accusateur, la fiabilité du Coran, voire de retourner son accusation d’associationnisme.

1 - Argument biblique : la Trinité est inscrite dans la Bible

La Trinité de Dieu est inscrite dans l'Ancien Testament ("Saint saint saint le Seigneur Dieu de l'univers" (Isaïe 6, 3), le tétragramme) et le Nouveau Testament (baptême de Jésus  : St Marc 1, 10-11 ; St Mt 3, 16-17 ; St Luc 3, 22). Professer un seul Dieu en trois personnes ne remet pas en cause unicité de Dieu : c'est le même Dieu Père, Fils et Saint Esprit.

2 - Argument logique : un seul Dieu en trois personnes

En réalité, les chrétiens n'associent rien au seul vrai Dieu en disant qu'Il est Trine. Pour Dieu, tel qu'il s'est révélé en Jésus Christ, être Trine ou être Un, c'est la même chose. La Sainte Trinité est composée du Père, du Fils et du Saint Esprit, un seul Dieu en trois Personnes distinctes, qui sont chacune Dieu et qui ne constituent pas ensemble trois dieux mais un seul et même Dieu. La raison peut admettre cette Révélation, par exemple, l'amour humain unit si bien l'amant à l'aimée que, ne faisant plus qu'un, ils deviennent trois. Aucun des trois n'est ce qu'il est sans les deux autres. Si Dieu est Un, pourquoi ne serait-il pas Amour, et s'Il est Amour, pourquoi ne serait-il pas famille ?

3 - Argument coranique : Marie ferait partie de la Trinité : erreur d'Allah dans le Coran ?

a/ Puisque pour l'islam, Allah est inconnaissable (Coran 27, 65 ; 72, 10), comment peut-il dire que Dieu est ou n'est pas Trinité ?

b/ Les chrétiens sont accusés par le Coran d'associer au Dieu unique d'autres pseudo-divinités que seraient Jésus («  Isâ  ») et Marie (Coran 4, 171...). Mais la Trinité chrétienne a toujours été constituée de Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint Esprit. Comment le Coran, s'il vient d'Allah, peut-il commettre une telle erreur ?

c/ L'islam, qui se prétend religion du monothéisme pur, est en réalité un «  associationnisme  », car on ne sait pas distinguer Mahomet d'Allah dans les prérogatives divines qu'ils exercent : «  Quiconque désobéit à Allah et à son envoyé aura le feu de l'Enfer  » (Coran 72, 23) ; «  Ceux qui font du mal à Allah et à son envoyé, Allah les maudit ici-bas et dans la vie future  » (Coran 33, 57). Les musulmans associent si bien Mahomet à Allah, qu'obéir à l'un c'est obéir à l'autre (Coran 4, 80), au point d'accepter que Mahomet, comme Dieu, ait droit de vie et de mort sur eux (Coran 33,6), pire même, puisque si insulter Allah est pardonnable (Coran 39, 53), insulter le prophète Mahomet ne l'est pas (Coran 49, 2) ! Qui est vraiment associateur? Comme Allah est inconnaissable, on ne le connait que par le Coran et Mahomet. Aucun des trois n'est séparable de l'autre. Ainsi n'est-ce pas l'islam qui associe à Allah, Mahomet et le Coran ?

d/ Pour l'islam professer l'unicité de Dieu consiste en réalité essentiellement à écarter la notion de «  personne divine  » et l'idée d'Incarnation de Dieu qui se fait homme (Coran 2, 11 ; 4, 171). Outre que cela justifie les violences innombrables exercées en tous temps contre les chrétiens qualifiés d'associateurs et voués à l'Enfer (Coran 5, 72 ; 9, 17) car coupables du seul péché irrémissible («  Allah ne permet pas qu'on lui associe [d'autres Dieux]  », Coran 4, 48). Cela ne permet-il pas, par une manipulation de la peur de l'Enfer, d'empêcher les âmes musulmanes d'avoir accès à la foi chrétienne et donc à leur salut ?

La plupart des musulmans refusent les références bibliques au motif que le texte aurait été falsifié par les chrétiens. On peut y répondre sous les angles biblique, logique, théologique et coranique et rejeter les pseudo «  preuves  ».

A – L'accusation «  la Bible serait falsifiée  »  : 4 types de réponses

1 - Attestataire :

Au contraire elle est parfaitement fiable et aucun texte ancien n'est mieux attesté (exigence de vérité des évangélistes, transmission orale fiable, mise par écrit quelques années après la vie de Jésus, grand nombre de copies identiques et anciennes, attestation des martyrs, pas de contradiction entre les textes)  : (cf. article suivant : Preuves de fiabilité de la Bible à partir des recherches sur les origines du christianisme)

2 - Logique et juridique : c'est une calomnie

C'est une accusation grave. Quels passages ont été falsifiés ? Quand ? Par qui ? Quelles preuves ? Si on est incapable de dire ni qui, ni quand, ni quels passages exactement auraient été falsifiés (en présentant comme preuve l'original) alors, cela veut dire qu'on accuse sans preuve et s'appelle de la calomnie. Dire que l'Evangile véritable est au ciel est un argument invérifiable qui n'a aucune valeur de preuve. Cela revient à dire simplement qu'on n'a aucune preuve de la prétendue falsification.

3 - Théologique : c'est un blasphème

C'est un manque de foi en Dieu, un blasphème : comment Dieu qui est tout puissant serait-il incapable de protéger sa Parole ? - L'auteur sacré met en garde contre toute modification du texte sacré : «Pourtant, si nous mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un Évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !» (maudit), Lettre de St Paul apôtre aux Galates 1, 8 - Dieu assure la protection de sa Parole : « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas » (St Luc 21, 33)

4 - Coranique : c'est un mensonge

4.1 - INCOHÉRENCE DE L'ACCUSATION ISLAMIQUE DE FALSIFICATION :

- Selon le Coran, la Parole d'Allah aurait été falsifiée (Coran 2, 59) Or le Coran affirme que « Nul ne peut changer les paroles d'Allah. » (Coran 6, 34) Laquelle de ces affirmations est fausse ? - Des savants musulmans reconnus (dont Al Bokhari) attestent que le texte de la Bible n'a pas été falsifié

- « Que les gens de l'Évangile jugent d'après ce que Allah y a fait descendre. » (Coran 5, 47) Comment les chrétiens pourraient-ils juger d’après l'Évangile s’ils n’en disposaient ? - Si la Torah est falsifiée, pourquoi Allah demande-t-il de la lire (Coran 3, 93) ? - Si la Torah et l'Évangile étaient des livres d'Allah (Coran 3, 3), pourquoi Allah a-t-il permis qu’ils soient falsifiés ? - Si les livres d'Allah ont été falsifiés, alors Allah est incapable de garder sa parole… et le Coran ne peut être cru sur parole. - Si les Écritures avaient été falsifiées, comment se fait-il qu'elles soient sans cesse citées, depuis leur origine, par divers auteurs, telle la Bible chrétienne contenant les Écritures hébraïques à l'identique ? - Le Coran viendrait confirmer la Bible (Coran 10, 37), mais quel sens cela a-t-il de confirmer des Écritures falsifiées ? L’Évangile n’a pas besoin d’être confirmé, il est parfait. - « Si tu es dans le doute au sujet du Coran («  ce que Nous avons fait descendre vers toi  »), demande donc à ceux qui lisent le livre avant toi. » (Coran 10, 94) Comment Allah pourrait-il demander de chercher la vérité auprès des chrétiens si la Bible était falsifiée ?

4.2 – LE CORAN LUI-MÊME N'A-T-IL PAS ÉTÉ FALSIFIÉ ?

D'abord il serait modifié par Allah (théorie admise par toutes les écoles juridiques islamiques des versets abrogeants et des versets abrogés : comment Dieu peut-il changer d'avis ?)

Ensuite, l'étude scientifique du texte fait apparaître des dizaines de rédacteurs sur deux siècles (cf. JJ Walter, ici et ici).

Enfin les découvertes archéologiques de Corans primitifs (non accentués) ne démontrent-elles pas que la version actuelle du Coran n'est pas l'original ?

4.3 – POURQUOI LES MUSULMANS CRAIGNENT-ILS DE LIRE LE NOUVEAU TESTAMENT ?

Pensent-ils ne pas pouvoir juger par eux-mêmes si les paroles qu'ils lisent viennent ou non de Dieu ? L'accusation de falsification n'est-elle pas un pur mensonge pour empêcher les musulmans de connaître la véritable Parole de Dieu ?

B – Les fausses preuves

1 - L'existence de plusieurs Evangiles (quatre) serait preuve de falsification ?

Réponse : Comment l'existence de plusieurs témoins d'un événement serait-il la preuve de sa fausseté ? Les Evangélistes sont soit témoins oculaires (St Matthieu, St Jean) ou se sont informés auprès des témoins oculaires (St Marc auprès de St Pierre, St Luc auprès de Ste Marie). Au contraire, plus il y a de témoins d'un événement (la vie de Jésus), plus ce fait est attesté !

2 - Des contradictions entre les Evangiles seraient preuve de falsification ?

Réponse : Les témoins d'une même scène ne voient pas tous la même chose. Des faussaires auraient cherché à gommer toute espèce de contradiction. Le fait que les témoins n'aient pas retenu exactement la même chose ne démontre pas l'existence de contradictions : au contraire c'est une preuve supplémentaire de l'honnêteté des rédacteurs et de la réalité de ce qu'ils décrivent. Si certaines différences semblent des contradictions apparentes, elles ne portent jamais sur des points fondamentaux : divinité de Jésus, Jésus Fils de Dieu, Jésus crucifié et ressuscité. Ces points sont absolument constants et clairs. Prétexter une incohérence sur un détail sans importance pour rejeter l'essentiel relève d'un manque de rigueur et de discernement évident ou alors de mauvaise foi intellectuelle. (Va-t-on refuser de monter dans une Ferrari parce qu'on a cru discerner une rayure sur la carrosserie ? Va-t-on refuser un couscous royal parce que le serveur a une tache sur sa djellaba ?) Comment peut-on rejeter l'Evangile du Salut apporté par Dieu en Jésus Christ après un examen aussi superficiel ?

La Bible des chrétiens est constituée des Ecritures juives et chrétiennes : l'Ancien Testament hérité des juifs et le Nouveau Testament écrit après la venue de Jésus Christ. Le Nouveau Testament est constitué essentiellement d'une part des 4 Evangiles qui relatent la vie et la Passion de Jésus Christ et d'autre part des lettres des apôtres qui relatent les débuts de l'Eglise fondée par Jésus Christ.

Evangile veut dire en grec «  bonne nouvelle  » : c'est la Bonne Nouvelle de la victoire sur la mort et sur le péché, apportée aux hommes par Dieu en Jésus Christ. L'Evangile n'est pas d'abord un livre, c'est un événement : la venue de Dieu parmi les hommes pour nous sauver après le péché originel.
Par extension, on appelle "évangiles", les 4 récits faits par des auteurs inspirés par Dieu (St Matthieu, St Marc, St Luc et St Jean) concernant l'unique Evangile : l'événement de la venue salvatrice de Dieu sur terre en Jésus Christ.

C'est Jésus-Christ qui est le Verbe de Dieu ou la Parole de Dieu. Ainsi la Parole de Dieu n'est pas d'abord un livre (le Nouveau Testament) : c'est d'abord une personne : Jésus Christ.

Dès lors, prouver la validité des Ecritures chrétiennes consiste à prouver que la Bible que les chrétiens ont aujourd'hui rapporte authentiquement et fidèlement la Parole de Dieu donnée aux hommes par les prophètes (Ancien Testament) et ultimement en Jésus Christ (Nouveau Testament)

Les preuves de la validité de la Bible sont multiples :

1 - Révélation de Jésus Christ dans une culture orale très efficace

Les paroles de Jésus et événements de sa vie ont été appris par coeur et transmis avec fiabilité et fidélité dans une culture orale exigeante (cf. travaux de l'académicien des sciences Pierre Perrier sur les colliers évangéliques) avant d’être mis par écrit.

2 – Exigence de vérité des rédacteurs

Les évangélistes et apôtres rédacteurs du Nouveau Testament sont des témoins directs ou indirects de la vie de Jésus Christ qui affirment que le témoignage fiable et la vérité sont des exigences fondamentales pour servir Dieu. Qu'ils aient introduit une contrevérité serait une contradiction totale (Source)
Jésus dit : «  Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie  » (St Jean 14, 6). Dieu est Vérité : cela serait un contresens total et un blasphème que de mentir pour le servir (car c'est le diable qui est appelé «  menteur et père du mensonge  », St Jean 8, 44)

3 - Composition puis rédaction des 4 Evangiles dans un temps très court après la vie de Jésus Christ (quelques dizaines d'années)

Il faut distinguer entre composition, rédaction et diffusion. La composition correspond à la mise en place du récit pour le mémoriser (dans le cadre de la culture orale) : elle suit de très près la vie de Jésus. L'écriture intervient parfois plusieurs années après la composition. Elle sert à assurer la conservation à l'occasion d'un danger et précède la diffusion plus large.
Les Evangiles sont des témoignages collectés auprès des témoins directs de la vie et des paroles de Jésus, composés puis rédigés quelques années ou dizaines d'années après la vie du Christ  :
- Evangile selon St Mathieu, un des douze Apôtres du Christ : composition probablement à la fin des années 30 et rédaction avant 50
- Evangile selon St Marc, recueilli auprès de St Pierre Apôtre : rédaction autour de 44
- Evangile selon St Luc, recueilli auprès de Ste Marie : rédaction au début des années 60
- Evangile St Jean, composé par un des douze Apôtres : rédaction autour de 90
Plusieurs textes anciens sont considérés fiables alors que les copies dont nous disposons sont tardives par rapport à l'événement (Source)

4 – Attestation des martyrs

Tous les Apôtres sont morts martyrs, les premiers Papes. Comment auraient-ils accepté de mourir s’ils n’avaient été sûrs de la divinité de Jésus Christ ? (Source)

5 – Nombre impressionnant de copies identiques

Les scientifiques pour s'assurer de la validité d'un texte ancien prennent en compte le nombre de copies identiques et la date de ces copies. Plus les copies sont nombreuses et leur date proche de celle de l'original, plus le texte que l’on a aujourd’hui est fiable.
Avec plus de 5.000 manuscrits grecs, plus de 10.000 manuscrits latins, 9.300 autres en diverses langues, et 36.000 citations du Nouveau Testament dans les écrits des Pères de l’Eglise, en Orient comme en Occident, la Bible chrétienne est de très loin l'ouvrage antique le mieux conservé du monde. Les saintes Ecritures juives et chrétiennes sont donc parfaitement authentiques et aucun texte antique n'a été mieux conservé.
La première copie complète du Nouveau Testament date d'environ 350 après Jésus Christ. Un papyrus contenant des fragments de l'Evangile selon saint Jean date des environs de l'an 130 après Jésus Christ.
Or personne ne remet en cause la validité de textes anciens dont les premières copies datent de bien plus longtemps après l'événement (pour «  La Guerre des Gaules  » de Jules César, par exemple, la plus ancienne copie date de 900 ans après César).

6 – Pas de contradictions dans les Evangiles

Les quatre Evangiles sont des écrits inspirés par Dieu aux quatre évangélistes. Ces témoignages différents ne se contredisent pas mais renforcent au contraire la crédibilité de l'événement central qu'ils rapportent : Dieu s'est fait homme en Jésus Christ qui est mort et ressuscité pour nous sauver de la mort et du péché (Source et Source)

On peut partir de trois points de vue pour critiquer l'affirmation islamique selon laquelle le Coran serait parole de Dieu : biblique (suivant les Ecritures juives : l'Ancien Testament, et chrétiennes : l'Evangile), logique, coranique.

1- argument biblique : le Coran se trompe en incluant Marie dans la Trinité

La Trinité chrétienne a toujours été constituée de Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint Esprit. Or les chrétiens sont accusés par le Coran d'associer au Dieu unique d'autres pseudodivinités que seraient Jésus («  Issa  ») le Fils (Coran 2, 116) et Marie (Coran 5, 116...). Comment le Coran, s'il vient d'Allah, peut-il commettre une telle erreur ?

2- argument logique : Allah abroge ses propres versets

Allah abroge ses propres versets (Coran 2, 106). Le vrai Dieu peut-il se tromper qu'il doive ainsi se corriger ? Comment le Coran peut-il être immuable (Coran 6, 115) s'il contient des versets abrogés (Coran 2, 106 ; 16, 101) ?

Dieu est clair dans l'Evangile : "Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux." (St Matthieu 5, 17-19) et dans la Torah : "L'herbe sèche, la fleur tombe ; Mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement." (Isaïe 40, 8)

3- argument coranique : le Coran est-il parole incréée d'Allah ou créée de Mahomet ?

Qui parle dans le Coran : Allah ou Mahomet ? «  Fuyez donc vers Allah ! Moi, je suis pour vous de Sa part un avertisseur explicite  » (Coran 51, 50) «  A Lui nul associé! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre » (6, 163) Est-ce la parole incréée d'Allah ou celle créée de Mahomet ?

***

Pour le chrétien, c'est Jésus qui est la Parole de Dieu, le Verbe de Dieu, lui qui dit «  Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie  » (St Jean 14, 6)

On peut partir de trois points de vue pour répondre au refus islamique de la mort et de la résurrection du Christ : biblique, logique, coranique.

1- argument biblique : qui aurait accepté le martyr si Jésus n'était pas mort et ressuscité ?

Si l'humiliation de Jésus jusqu'à la mort Le rend méprisable, sa Résurrection ne confondra-telle pas encore plus ceux qui L'auront méprisé ?
Pourquoi les Apôtres de Jésus ont-ils accepté les pires souffrances et le martyre si tant de monde n'avait vu Jésus ressuscité et si cette résurrection n'avait pas eu lieu ? (1 Corinthien 15, 6 ; St Matthieu 27, 51)

Sur la Croix, Jésus prie ses bourreaux «  Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font  » (st Luc 23, 34). Sa mission consistait à souffrir toutes les injustices sans se venger, en rendant l'amour pour la haine. En mourant dans cette attitude, Il a révélé qu'il n'y a aucune limite au pardon de Dieu, puisque même le déicide a été pardonné. Sa mission a été de manifester que la Miséricorde de Dieu est victorieuse de nos péchés et que telle est la vengeance Dieu (Actes 10, 43). Refuser une telle miséricorde, n'est-ce pas se condamner définitivement ?

Jésus est venu assumer notre existence jusque dans la mort...afin de nous en arracher pour nous introduire dans la vie divine ! Ayant souffert et étant tombé sous le poids de la Croix, notre Dieu est capable de comprendre ceux qui souffrent et tombent...En comparaison l'islam ne laisse-t-il pas les hommes bien seuls face à la mort ?
«  Nous vous en conjurons, réconciliez-vous avec Dieu !  » (2 Co 5, 20) «  La promesse faite à nos pères, Dieu l'a accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus  » (Actes 13, 32-33). Ne sera-t-il pas malheureux, celui qui aura refusé de demander le pardon de ses péchés, pour la rémission desquels Jésus est mort ?

Si Jésus n'est pas mort et ressuscité, que faire de tous les témoignages historiques rendant compte de la mort et de la Résurrection de Jésus (à commencer par celui des Evangiles), au fondement de la foi chrétienne ? Si Jésus n'est pas mort et ressuscité, comment expliquer l'existence du christianisme ?

2- argument logique : comment Dieu aurait-Il pu se manifester autrement qu'en s'abaissant ?

Ni les auteurs juifs, ni les auteurs païens n'ont nié la crucifixion de cet agitateur juif, tant il s'agissait pour eux d'un fait divers bien établi, fondé sur de nombreux témoignages de non chrétiens, à commencer la Flavius Josèphe (37-97), historien juif qui écrit : « Jésus qui était un homme sage, si toutefois on doit le considérer comme un homme, tant ses oeuvres étaient admirables. Des chefs de notre nation l'ayant accusé devant Pilate, celui-ci le fit crucifier. Il leur apparut vivant et ressuscité le troisième jour…  » Comment expliquer que Jésus mort haï, ait laissé infiniment plus de traces que Mahomet, censé être parvenu à la fin de sa vie à la tête d'un immense empire ? Dans laquelle de ces deux vies se manifeste le plus évidemment l'action de Dieu ?

Comment Dieu aurait-Il pu se manifester autrement qu'en s'abaissant ? Qui serait en effet capable de soutenir la manifestation de Sa Grandeur (Exode 19, 16-25) ?

Quel musulman était là, six siècles avant la naissance de Mahomet, pour savoir ce qui s'est réellement passé ? Quelle preuve historique avance-t-il pour justifier la négation de la Mort de Jésus en Croix ? Faut-il refuser de croire à l'accomplissement de la Promesse de Dieu uniquement parce que le Coran le dit ?

3- argument coranique : "le jour où je mourrai, le jour où je serai ressuscité" (Coran 19, 33)

Si Jésus n'était qu'un prophète comme un autre (Coran 19, 30), pourquoi les musulmans refusent-ils d'accepter qu'Il ait été crucifié au motif que cela serait indigne d'un envoyé de Dieu, alors qu'ils reconnaissent que les prophètes qui L'ont précédé ont toujours été persécutés et tués (Coran 2, 61 ; 3, 112 ; 5, 70) ?

La négation de la mort de Jésus (Coran 4, 157) est en contradiction avec la parole de Isa lui même (en Coran 19, 33 : «  Que la paix soit sur moi, le jour où le naquis, le jour où je mourrai, le jour où je ressusciterai  »). Annonce identique à celle concernant Jean Baptiste (19, 15). Pourquoi les musulmans ne nient-ils pas aussi que Jean-Baptiste soit mort ?

Comment les musulmans peuvent-ils estimer indigne d'Allah d'abandonner Jésus aux mains de ses bourreaux, alors qu'il a laissé leur prophète Mahomet mourir d'empoisonnement (Bokhari 5, 713) ?

Le Isâ du Coran, censé être le Jésus des Evangiles, en est la négation, la caricature : alors que Jésus Se sacrifie pour les pécheurs, Allah sacrifie un homme pour sauver Isâ. Alors que le sacrifice de Jésus détruit le mécanisme sacrificiel, l'islam le réhabilite en sauvant Jésus par le sacrifice d'un bouc émissaire...A l'endroit même où Jésus révèle le diabolique de la vision archaïque de la divinité, faite de violence, d'arbitraire et de toute puissance, le Coran le rétablit ! En niant la mort de Jésus et Son oeuvre de Rédemption (Coran 4, 57) l'islam fait-il autre chose que rendre Jésus insignifiant pour l'humanité d'aujourd'hui, de sorte qu'il puisse prétendre occuper Sa place, en se présentant comme «  La solution  » à tous les maux de l’humanité ?

Les musulmans ne veulent pas croire que le Sang d'un Dieu fait homme puisse les laver de tous leurs péchés, mais ils veulent bien croire que lors de leurs ablutions rituelles un peu d'eau ou de sable suffit et efface leurs péchés (Coran 4, 43 ; 5, 6) ! Comment croire que la Justice de Dieu puisse être satisfaite par de telles cérémonies déjà déclarées caduques par Dieu (Isaïe 1, 11-16 ; Actes 7, 48) ?

Si les musulmans espèrent qu'Allah leur pardonnera leurs péchés, sur quoi s'appuient-ils pour fonder cette espérance ? Seul un événement comme la mort expiatrice du Christ peut suspendre la sentence de mort conséquence du péché. Comment ceux qui refusent de renaître dans la Mort et la Résurrection de Jésus, méprisant ainsi Son Sacrifice et l'Amour miséricordieux du Seigneur, pourraient-ils ne pas demeurer objets de Sa Colère (St Jean 3, 36 ; Romains 5, 9) ?

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